Découverte de Coda

2005-2006

En 2005, nous découvrons Coda Technologies grâce à la revue Stereophile qui consacre à l’amplificateur S5 la page de couverture de son numéro de mai et un banc d’essai élogieux (traduction ici). Le journaliste de Stereophile, Wes Phillips, n’hésite pas à comparer le S5 à un amplificateur valant quatre fois son prix. Il conclut par ces mots : “I’ve auditioned very few amplifiers that convey the snap and forward momentum of music the way the Coda Technologies S5 does” (j’ai entendu très peu d’amplificateurs qui communiquent la dynamique et transmettent le mouvement de la musique comme le fait le Coda S5).
Un an plus tôt, 6moons avait aussi publié un excellent banc d’essai au sujet du S5. Intrigués, nous contactons Coda en janvier 2006 pour savoir s’il est possible de commander un exemplaire du S5 en France afin de l’écouter. L’accueil est cordial, la société semble en pleine effervescence. Il est clair que nous avons affaire à des mordus de haute-fidélité. Le “courant” passe dès nos premiers échanges et la curiosité nous conduit un peu plus loin que prévu : en sus d’un exemplaire du S5, nous commandons plusieurs modèles d’amplificateurs et de préamplificateurs pour découvrir toute la gamme de produits que ce fabricant propose : un amplificateur S12, un amplificateur CS, l’intégré Unison, des préamplificateurs 05e et CL et les nouveaux blocs mono CX.
Le lot d’appareils est reçu au printemps 2006. Les amplificateurs, tous très puissants, offrent, en effet, un faisceau de qualités rarement réunies : dynamique, transparence, pouvoir d’analyse, fluidité ou “liquidité”, différentiation des timbres, sens du rythme, restitution rapide, voire fulgurante, mais fouillée et timbrée. Aucune impression de lourdeur ou de lenteur excessive n’entache la restitution, quel que soit le type de musique. Nous comprenons que ces qualités conjuguées ont conduit le journaliste de Stereophile à comparer la restitution du S5 à de “l’argent liquide”.
Nous relevons également que l’augmentation du niveau sonore ne provoque pas une mise en avant du registre médium au détriment des autres registres. L’énergie reste au contraire bien répartie sur l’ensemble du spectre, à tel point que l’on arrive à des niveaux d’écoute très élevés sans que cela n’affecte la personnalité sonore des amplificateurs. Les amplificateurs Coda semblent inébranlables et ne se désunissent pas avec nos exigeantes enceintes de référence, qui mettent généralement “à genoux” les amplificateurs à transistors dans cette gamme de prix, en raison de la puissante force contre-électromotrice générée par leur haut-parleur de 38 cm.
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Polarisation de précision

La technologie mise en œuvre par Coda dans ses amplificateurs mérite ces quelques lignes. Tout d’abord, les amplificateurs présentent une architecture entièrement symétrique comprenant un étage d’entrée à transistors FET, un étage de gain en tension à transistors MOSFET et un étage de gain en courant à transistors bipolaires. Ces divers étages bénéficient d’un couplage direct ou “couplage en courant continu”, sans condensateur de liaison sur le trajet du signal.
D’autre part, ils mettent en œuvre un mode de fonctionnement en classe A baptisé “Precision Bias” ou “Polarisation de Précision”, présenté par ses concepteurs  comme une “manière  élégante et efficace de mettre en œuvre la Classe A en ajustant finement et en calibrant avec précision les paramètres du circuit, pour obtenir une coopération exceptionnellement régulière entre  les banques de sortie positive et  négative“. “Aux niveaux de puissance bas, auxquels nous écoutons la musique, la charge est partagée à parts égales entre tous les transistors. Cependant, aux limites du courant de polarisation et à une puissance supérieure, la Polarisation de précision permet à une banque de transistors d’augmenter graduellement sa part de charge tandis que l’autre se met en retrait, jusqu’à ce qu’une banque ait le contrôle total de la charge tandis que l’autre devient inactive“.
L’ingénieur Éric Lauchli, l’un des fondateurs de Coda Technologies, indique que le contrôle rigoureux des paramètres du circuit grâce à la Polarisation de précision, en combinaison avec la haute vitesse de balayage de l’amplificateur, la linéarité et l’appariement presque parfait des transistors de sortie, permet à la transition de se faire avec virtuellement aucun effet sur la fonction de transfert de l’étage de sortie en tant qu’ensemble. “L’effet pratique de la Polarisation de précision est que la fonction de transfert obtenue est virtuellement indifférenciable de celle obtenue avec les niveaux de polarisation très haut qu’exige la classe A conventionnelle. Les résultats sont égaux à ceux de la Classe A conventionnelle mais supérieurs à celle-ci sous une charge de faible valeur, de l’ordre de 2 ohms. De plus, la Polarisation de précision ne nécessite pas la taille, la chaleur, la complexité ou la consommation extrêmes de la Classe A conventionnelle, grâce à un rendement excellent de l’amplificateur comparé à des implémentations conventionnelles“.

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Blocs mono CX

Au fil de nos écoutes, nous tombons en particulier sous le charme des tous nouveaux blocs mono CX, dont l’étage amplificateur de tension est composé de transistors VMOSFET. Ces blocs mono offrent 450 watts sans pontage (non “bridgés”) ni contre-réaction globale, et un faisceau de qualités qui les place aux antipodes des électroniques ennuyeuses : une dynamique exceptionnelle, une puissance qui semble infinie, un grand pouvoir d’analyse du message musical et une transparence surprenante pour des amplificateurs aussi puissants. Ces qualités conjuguées améliorent notablement la lisibilité de nos CD les plus obscurs, que nous redécouvrons à l’occasion, et redonnent vie à bon nombre d’enregistrements.
Ce qui retient également notre attention, c’est la simplicité apparente du circuit d’amplification, alimenté par un énorme transformateur de 3 000 voltampères. Le Directeur commercial de Coda nous confie, d’un ton complice : “Nous aimons la simplicité. Certains fabricants ajoutent des composants “au kilo” pour que l’acheteur ait le sentiment d’en avoir pour son argent. Notre politique est différente“. De quoi faire réfléchir…

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Ampli stéréo CSX

Une idée prend donc naissance : pourquoi ne pas commander un certain nombre de blocs mono CX pour les proposer à nos amis audiophiles ? Quand on aime, on ne compte pas. Nous commandons ainsi, initialement, un lot d’amplificateurs CX.
Nous suggérons également à Coda Technologies de prévoir une version stéréo de l’amplificateur CX, qui serait moins coûteuse qu’une paire de blocs mono… Notre suggestion est immédiatement retenue  ! Le nouvel amplificateur stéréophonique sera baptisé le “CSX”.
Pendant 12 mois, plusieurs prototypes du CSX sont testés. Nous renvoyons sans cesse au fabricant nos “comptes-rendus” d’écoute. Le second prototype du CSX est particulièrement transparent mais manque un peu de chaleur, à notre goût. Nous le faisons savoir à Coda. Le design évolue. Le dernier CSX répond à notre attente. Nous modifions alors notre commande initiale et remplaçons une partie des blocs mono CX commandés par des CSX.

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2007-2008

Toutefois, nous ne pensions pas que ces nouveaux amplificateurs ne seraient pas reçus de sitôt ! En effet, le monde de la haute fidélité prend conscience, très tardivement, qu’il n’échappera pas à la Directive européenne RoHS (“Restriction of Certain Hasardous Substances”) interdisant l’emploi de certaines substances dangereuses – notamment le Plomb, le Mercure et le Cadmium – dans les dispositifs électriques et électroniques.
Nous informons Coda de la nouvelle réglementation. Le fabricant est pris de court, la mise en œuvre de la Directive lui demandera du travail et on annonce en outre que le marché des composants compatibles RoHS  va connaître une pénurie. Nous devrons donc prendre notre mal en patience… 12 mois passeront ainsi.

Intégré CSi

Dans le cadre de ces divers essais et développements, une autre idée prend naissance : pourquoi ne pas également faire évoluer l’intégré “Unison” en y intégrant la technologie du CSX? Nous discutons la question avec Coda, qui y a aussi pensé. Le nouvel intégré sera baptisé “CSi” et fera l’objet d’une série “Limited’ réalisée à notre demande, équipée de composants coûteux. csib-inside_opt
Nous commandons deux appareils de présérie et les recevons quelques mois plus tard. De nouveau, le pas franchi nous impressionne. Nous aimions les amplificateurs à tubes et avions délaissé les amplificateurs à transistors. Mais les électroniques Coda ont bousculé notre hiérarchie personnelle. L’amplification à transistors ne rime pas nécessairement avec “ennui”. A vrai dire, il est difficile de se passer de la dynamique des électroniques Coda, de leur puissance, de leur transparence et de leur définition une fois qu’on y a pris goût.

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2009-2010

Le projet de distribution prend sa forme définitive. Après les CX, CSX, et CSi Limited, Coda poursuit son développement technologique et son déploiement sur divers marchés étrangers.
A notre demande, une version CSib de l’intégré CSi, équipée d’une entrée symétrique et revue en profondeur, voit le jour. Le S5 et le S12 sont perfectionnés : le S 5.5 succède au S5 et le S12.5 succède au S12.
En 2010, Coda développe l’énorme amplificateur 33.0, qui constitue à notre avis un sommet de puissance et de musicalité parmi tous les amplificateurs stéréo réalisés par Coda Technologies. Le 33.0 est également décliné dans une version baptisée 15.0 fonctionnant en classe A jusqu’à 100 W, elle-même hautement musicale, conférant une magnifique densité aux voix et aux instruments, et initialement conçue pour alimenter des enceintes à très basse impédance nécessitant un courant très élevé.
Nous vous invitons à découvrir ces appareils plus en détail en parcourant ce site.

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